Concarneau - Saint-Barth départ 22 avril 2018
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01/05 - 07h21

Le dernier mot de Stéphanie Jadaud avant son arrivée

"Les derniers milles s'égrainent lentement. 17 noeuds de vent sous grand Spi. Il fait chaud, très chaud, 33 degrés. La terre n'est toujours pas en vue. Le silence règne sur le bateau, on ne parle pas, chacun est plongé dans ses pensées. On écoute la musique, Coldplay (Stars) en ce moment, devant cette immensité de bleu, émotion garantie ... dernier levé de soleil en mer ce matin, dernière journée de navigation, séquence nostalgie."

"Cela fait presque un mois que nous sommes partis, que nous avons laissé notre petit garçon, notre trésor. Certes il est en excellente compagnie, avec sa mamie, il est choyé, gâté, comme tous les enfants de 4 ans gardes par leurs grands-parents qui s'inquiètent du traumatisme de la séparation avec leurs parents. Tout s'est très bien passé et nous en sommes très heureux. Il sera là à notre arrivée à Saint-Barth, avec sa mamie. On a hâte de croiser son regard sur le quai, de voir les étincelles dans ses yeux quand il nous verra, d'entendre le son de sa voix, de le prendre dans nos bras, de le respirer, de lui raconter cette belle aventure. Un immense MERCI à ma maman qui s'est occupée de lui depuis un mois et qui nous a ainsi permis de vivre cette aventure extraordinaire. Merci maman. Je t'aime.

Cette traversée de l'Atlantique en course, sans escale et sans assistance, n'a pas été simple. Il y a eu des moments de doutes, des moments difficiles aussi, mais la satisfaction d'aller jusqu'au bout n'en est que plus intense et plus belle.
Je repense aux 30 noeuds au près au départ de Concarneau, le bateau qui tape dans chaque vague, et notre mal de mer à tous les deux qui nous a littéralement terrassés pendant 2 ou 3 jours.
Je repense à la pétole au large du Portugal qui a mis a rude épreuve notre patience et a vu les concurrents s'éloigner définitivement. Je repense aux 40 noeuds au portant dans les alizés portugais par nuit noire, accrochée a la barre, les muscles tétanisés, la concentration intense qui s'impose pour ne pas partir au lof ou a l'abattée, les creux de 5-6 mètres, les vagues qui submergent le bateau, l'humidité constante.
Je repense aux Canaries, englues dans une pétole pendant 2 ou 3 jours, scotchés, et le doute sur l'intérêt de continuer la course qui s'immisce dans nos conversations.
Je repense au vent qui revient et remet notre humeur et notre volonté au beau fixe.
Je repense à la baleine vue au large du Sahara.
Je repense à notre arrêt express au Cap Vert pour faire le plein de gasoil, les 48 noeuds dans le port à la voile, frissons garantis.
Je repense à notre course dans la course avec les frères Livory.
Je repense à tout ce bleu qui nous entoure, chaque jour, chaque instant, inlassablement.
Je repense à tous ces messages d'encouragement de la part de notre famille et nos amis, merci a eux.
Je repense aux dauphins et aux poissons volants qui sont devenus notre quotidien.
Je repense à nos douches d'eau de mer à l'arrière du bateau.
Je repense à nos repas à base de pâtes et riz partagés dans la même casserole et avec la même cuillère ... Nous sommes extrêmement heureux d'avoir vécu cette aventure incroyable ensemble, aventure qui restera à jamais gravée dans nos coeurs.
Pour ma part j'ai appris beaucoup de choses durant ces 4 dernières semaines : l'adaptabilité, la patience, l'endurance ... et je reste très admirative de tous ces skippers qui, malgré la fatigue et l'inconfort quotidien, ont l'énergie de se surpasser pour atteindre leur objectif. Respect.
Un grand merci à nos partenaires, Free Dom Services à Domicile et l'association 1jour1homme1arbre, qui ont permis la réalisation de ce beau projet.
Et pour finir un énorme merci à mon chéri sans qui je n'aurais jamais pu faire cette belle Transat AG2R La Mondiale."
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Temps de course
  • Saint-Barth
    11:23
  • Concarneau
    17:23
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