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Le film de la course
Un départ magnifique à Concarneau, une première semaine de course éprouvante dans des conditions de vent et de mer musclées, un passage obligatoire à La Palma particulièrement serré, une trajectoire globalement sud mais des positionnements audacieux ou prudents, des alizés aux abonnés absents ou presque, des algues envahissantes et une arrivée en rafale : tout était réuni, cette année, pour faire de cette édition anniversaire de la Transat AG2R LA MONDIALE, un évènement exceptionnel. C’est certain, on se souviendra longtemps des 20 ans de cette épreuve unique ! Petite rétrospective, jour par jour :
21 avril : A 13 heures pétantes, après un ultime briefing météo et les traditionnels adieux sur les pontons, les seize duos engagés dans la 11e édition de la Transat AG2R LA MONDIALE s’élancent dans 20-25 nœuds de vent. Deux tandems s’octroient les premiers honneurs : Gildas Morvan - Charlie Dalin (Cercle Vert), auteur du meilleur départ en milieu de ligne, et Fred Duthil – François Lebourdais (Sepalumic), aux commandes à l’issue du petit parcours de dégagement long de six milles effectué en baie de Concarneau.
22 avril : Les 32 marins doivent composer avec les grains. Au programme, donc, de cette première journée de mer, beaucoup d’instabilité, avec parfois du vent jusqu’à plus de 35 nœuds dans les claques. L’entame se révèle sportive surtout qu’il est prévu que la situation se dégrade sérieusement en fin de journée.
23 avril : Comme annoncé, la situation s’est dégradée la veille dans la soirée et dans la nuit la flotte des 16 Figaro Bénéteau a rencontré des vents atteignant jusqu’à 45 nœuds dans une mer difficile. Des conditions particulièrement musclées donc, dans lesquelles il a fallu penser à ménager sa monture mais aussi à contre-border au meilleur moment pour dépasser le cap Finisterre.
24 avril : Positionnés les plus à l’ouest de la flotte Frédéric Duthil et François Lebourdais (Sepalumic) ont été les premiers à envoyer le spi. Plus abattus, et donc plus rapides que leurs adversaires pendant une dizaine d’heures, ils sont, ce jour, les plus à l’est et pointent en tête.
25 avril : Dans la nuit, le vent s’est renforcé avec le rapprochement d’un front froid pour atteindre 25-30 nœuds au large de Lisbonne où progresse la flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE. Mais plus que le vent, c’est l’état de la mer qui rend la course délicate. A bord des Figaro Bénéteau, ça tape et ça tape fort. Heureusement, le plus dur est passé.
26 avril : Le vent a basculé au nord-ouest avant de faiblir franchement. Les premiers à avoir envoyé le spi ont creusé légèrement l’écart avec les autres et, pour la première fois depuis le départ de cette Transat AG2R LA MONDIALE, la flotte s’est un peu éclatée. En effet, si jusqu’ici, jamais moins d’un ou deux milles avaient séparé le trio de tête, aujourd’hui, les leaders - Erwan Tabarly et Eric Péron sur Nacarat - affichent près de 7 milles d’avance sur leur poursuivant direct.
27 avril : La flotte se compresse légèrement. Les écarts entre les bateaux de tête réduisent sensiblement. Les 16 duos de cette Transat AG2R LA MONDIALE ont choisi de dépasser l’archipel portugais par l’est, ils vont subir de façon plus ou moins marquée le dévent de l’île en fonction de leur positionnement
28 avril : Après 7 jours et 35 minutes de course, Erwan Tabarly et Eric Péron sur Nacarat franchissent le point de passage obligatoire de La Palma. C’est avec 31 heures d’avance sur le temps de parcours de 2010 que Nacarat a donc parcouru les 1300 milles entre Concarneau et La Palma.
29 avril : Ce jour-là, à l’exception de Germain Kervéléo et Jean-Sébastien Henry (Armor Lux - Clown à l’hôpital – Père Loutic) et Louis-Maurice et Johanna Tannyères (Hôtel Emeraude Plage), l’ensemble des duos de la Transat AG2R LA MONDIALE a franchi la porte de parcours obligatoire de La Palma, située dans le nord-ouest des îles Canaries. La flotte, toujours emmenée par Nacarat, attaque maintenant une sorte de deuxième « round », passant cette fois véritablement en mode océanique.
30 avril : La question était posée la veille : la flotte de cette 11e Transat AG2R LA MONDIALE va-t-elle se scinder ? Le pointage de 5 heures apporte un début de réponse. Bien que tout reste relatif, il apparait en effet deux groupes. Banque Populaire, Gedimat et Sepalumic ont choisi d’empanner assez tôt et de mettre le cap au sud pendant que le reste de la flotte, toujours emmenée par Nacarat, choisissait de rester sur une route médiane. Reste que la stratégie globale se joue bien au sud pour les Figaro Bénéteau.
1er mai : Après une journée marquée par le black-out du système Iridium, et donc, par l’absence de positionnements entre 7h30 et 18h30 de l’ensemble de la flotte, les 16 Figaro Bénéteau poursuivent aujourd’hui leur descente vers le sud. Toujours en tête, Nacarat et Cercle Vert restent les plus rapides mais tentent de réduire leur écart en latitude par rapport à leurs adversaires et en particulier par rapport à Banque Populaire, premier bateau à avoir plongé clairement au sud.
2 mai : La flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE se recale un peu dans l’ouest depuis profitant des bascules de vent pour grappiller quelques degrés dans la bonne direction. De fait, c’est maintenant ou jamais puisque le vent va progressivement tourner à droite et rendre quasiment impossible la progression en tribord amure.
3 mai : La flotte retrouve du vent. C’est désormais poussés par un bon flux de nord-est (entre 18 et 25 nœuds) que les 16 tandems de la transat font route au sud afin de contourner l’anticyclone qui leur barre la route vers Saint-Barth et qui risque de les obliger à descendre très bas en latitude.
4 mai : Les concurrents de la Transat AG2R LA MONDIALE continuent leur longue descente vers le sud. Une descente qui doit encore se poursuivre pendant au moins deux jours et qui, pour l’heure, ne favorise pas plus les bateaux décalés dans le sud que ceux décalés dans l’ouest, les uns comme les autres affichant de belles vitesses, comprises entre 8 et 9 nœuds.
5 mai : Après deux jours sur un long bord bâbord amure, cap au sud-ouest, les concurrents de la Transat AG2R LA MONDIALE peuvent enfin exploiter les petites oscillations du vent d’est pour se recaler progressivement dans l’ouest et se rapprocher de Saint Barth. Et si la majorité de la flotte y va par petits coups en multipliant les empannages, Cercle Vert ouvre le jeu en y allant un peu plus franchement.
6 mai : Un peu plus à gauche que prévu, le vent a permis aux duos de mettre de l’ouest dans leur route. C’est donc toujours en « escalier », au grès des oscillations du vent, que la flotte progresse vers Saint Barth. De ce fait, qu’ils soient décalés au nord ou au sud, les Figaro Bénéteau affichent des trajectoires relativement similaires bien qu’un peu décalées dans le temps. Mais force est de constater que les uns et les autres ne bénéficient pas strictement du même vent.
7 mai : L’ensemble des 16 Figaro Bénéteau ralenti légèrement. Au nord comme au sud, les bateaux progressent à 7 nœuds, cap au sud-ouest. Pas ou peu de différentiel de vitesse, donc, entre les uns et les autres. Une situation qui permet à Cercle Vert, toujours leader, de creuser doucement mais sûrement son avance au grand damne de ses adversaires qui ont rallongé leur route en espérant toucher plus de vent que lui.
8 mai : Depuis a veille au soit, la flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE fait –enfin- route directe vers Saint-Barth ! Fini les empannages au grès des oscillations du vent dans le petit temps, place bientôt aux longues glissades sous spi dans les alizés pour les 16 Figaro Bénéteau, toujours emmenés par Gildas Morvan et Charlie Dalin. En effet, le duo de Cercle Vert, qui avait misé, depuis quelques jours déjà, sur un passage rapide de la molle en se décalant au nord, a gagné son pari et affiche un confortable petit matelas d’avance de 45 milles sur son poursuivant direct. Un tournant dans la course !
9 mai : Les leaders de la flotte de la Transat AG2R LAMONDIALE sont passés sous la barre symbolique des 1 000 milles restant à parcourir avant l’arrivée à Saint Barth et sur l’eau, la bagarre s’intensifie. Toujours installé aux commandes, Cercle Vert a profite de petites bascules du vent pour se recaler un peu plus sud, devant Banque Populaire et Bretagne Crédit Mutuel Performance mais également pour resserrer l’écart en latéral avec Nacarat.
10 mai : Comme attendu, la flotte accélère. Désormais poussés par 18-20 nœuds de vent d’est nord-est, les Figaro Bénéteau affichent des vitesses à deux chiffres et progressent sur la route directe vers Saint Barth. Toujours en tête, Cercle Vert, qui s’est recalé dans le sud au grès des oscillations du vent hier, a bien réduit l’écart en latéral avec ses poursuivants directs. Pas ou peu de différences entre les angles des uns et des autres qui poursuivent la course de vitesse.
11 mai : Les conditions ont radicalement changé sur le parcours. Après les timides surfs à 8 ou 9 nœuds sur une mer ordonnée et calme, les 16 duos naviguent désormais à fond sur une mer houleuse et à des vitesses approchant les 15 – 16 nœuds. Les milles défilent à vive allure dans ces conditions.
12 mai : La flotte de la Transat AG2R LA MONDIALE poursuit sa route à vitesse grand V vers Saint-Barth, mais si le vent reste soutenu, il prend progressivement un peu de droite pour s’orienter est à est-sud-est et oblige les duos à réaliser quelques empannages à l’approche des Antilles. Voilà qui rouvre le jeu à un peu moins de 300 milles de l’arrivée !
13 mai : A 21h 55min et 45s, heure française, Cercle Vert est le premier à franchir la ligne d'arrivée à Saint Barth. Auteur d’un pari audacieux à La Palma, le duo Morvan - Dalin s’impose à Gustavia au terme d’un peu plus de 22 jours de mer devant Nacarat, 2e et Banque Populaire, 3e. Durant six heures, c’est une moyenne d’un bateau toutes les 30 minutes qui se présentent sur la ligne. Un rythme effréné qui contribue aussi au succès de cette édition car les spectateurs ont pu bénéficier de ces moments uniques.
15 mai : L’ensemble des 16 Figaro Bénéteau engagés dans cette 11e Transat AG2R LA MONDIALE est arrivé à bon port. Dans la soirée, la remise des prix rassemble tous les marins. Le podium exceptionnel, à l’image de cette édition 2012 !
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Temps de course
+24j 04:27:49- Saint-Barth
20:38 - Concarneau
02:38
Météo
MERCI METEO CONSULT
Trophée de la performance
1/ EDM / Pays Basque Entreprise skippé par Amaiur Alfaro & Christophe Lebas
2/ Nacarat skippé par Erwan Tabarly & Eric Péron
3/ Artemis skippé par Sam Goodchild & Nick Cherry





























