Virtual regatta

Départ le

19 avr. 2020

Concarneau / Saint-Barthélemy

Compte à rebours

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Les marins confinés trouvent une alternative sur la Transat Virtuelle

A votre avis, à quoi rêvent les marins confinés ? Contraints de rester chez eux comme l’ensemble des Français, les skippers qui devaient initialement s’élancer dans la Transat AG2R LA MONDIALE rêvent de liberté, de longues nuits passées à la barre de leurs bateaux, de surfs interminables sur l’Atlantique. Pour assouvir ces rêves en attendant de pouvoir retourner naviguer, ils ont choisi de s’engager sur la Transat AG2R LA MONDIALE Virtuelle. Plus qu’un jeu, cette Transat revêt de nombreux intérêts dans cette période inédite. Aux côtés des marins professionnels, ce sont plus de 56 000 marins virtuels qui ont pris le large hier à 13h. Un succès impressionnant pour cette transat AG2R LA MONDIALE qui se déroule à travers le jeu Virtual Regatta.

Face à l’arrêt des régates et plus largement des compétitions sportives, le phénomène e-sport bat son plein. Ce qui se présente comme une alternative pour les sportifs confinés est un peu plus que cela pour les marins professionnels… Sur cette Transat virtuelle qui va les mener de Concarneau à Saint-Barthélemy, les skippers, inscrits le plus souvent en duo comme dans la « vraie » transat AG2R LA MONDIALE, vont réviser leurs gammes. A partir des fichiers météo qu’ils utilisent habituellement en course, ils vont devoir régler les voiles de leurs bateaux, adapter leurs caps, choisir le bon timing pour les virements de bord ou les empannages. Une sensation et un engagement finalement proche de la régate. 

Surtout, ils vont batailler face à des joueurs experts du jeu, ceux que l’on qualifie de « certifiés » comme la journaliste Estelle Denis et face aux adversaires qu’ils retrouvent habituellement sur les lignes de départ à la barre de leurs Figaro Bénéteau 3. Et il y a fort à parier que la dimension de compétition va rapidement prendre le dessus face au côté ludique du jeu.

Vainqueur de la première édition de la Transat AG2R LA MONDIALE en 1992 et double vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux livre son analyse d’un air malicieux : « Je sais comment ça va se passer, ils vont tous dire ‘on y va pour le fun, pour rigoler’ mais dès qu'ils seront sur leur ordinateur, ils vont se tirer la bourre, comme dans la vraie vie en régate. » Celui avec lequel il avait remporté l’épreuve en 1992, Jacques Caraës, est engagé dans la transat virtuelle. Et pour faire écho à la mixité qu’avait souhaité soutenir le partenaire principal de la course, AG2R LA MONDIALE, il a choisi d’embarquer avec lui Jane Birkin. Voisins en Bretagne, Jane et Jacques ont donc pris le départ hier. Une grande première pour la chanteuse !

Gildas Morvan a lui aussi choisi un co-équipier issu de l’univers de la chanson. C’est avec Miossec qu’il s’est élancé.  Ami du chanteur, il a déjà eu l’occasion de le faire naviguer à bord de son Figaro Bénéteau. 

Tous devront fourbir leurs armes face à des skippers au palmarès impressionnant comme Armel Le Cléac’h, vainqueur du Vendée Globe ou Yoann Richomme, dernier vainqueur de la Solitaire du Figaro. 

Après 24 heures de course, c’est Quentin Vlaminck qui domine les débats chez les professionnels. Près de trois semaines de course attendent les 56 200 joueurs ! Comme dans la Transat AG2R LA MONDIALE, il va falloir trouver les clés pour tenir dans la durée ! 

 

LES DÉCLARATIONS

 

Armel Le Cléac’h, Banque Populaire : « Le début de course est très sympa, je crois que l’on est plus de 50 000 et j’ai vu passer des noms de pro et de Figariste, c’est chouette. Les conditions sont idéales pour débuter une transat avec du portant dans un flux de nord-est, on aurait bien aimé que ce soit un départ réel parce que ce sont vraiment des conditions parfaites. Il y a des petits empannages à faire. La nuit je dors bien, je programme mon bateau pour qu’il fasse la route que je souhaite. Je vois le matin ce que ça donne au petit déjeuner avec les enfants, ils suivent ça de près aussi ! Çela me permet de continuer à travailler les routages, ce que l’on fait sur notre bateau en course ou à terre avant les départs et je garde contact avec le logiciel Adrena. On est parti pour 3 semaines, normalement on devrait arriver juste avant la fin du confinement prévu le 11 mai, avant de repartir - je l’espère - sur une navigation sur l’eau ».

Eric Péron, en duo avec Miguel Danel sur (L’Egoïste) : « Dans ce jeu, notre entrainement à l'utilisation de nos logiciels de navigation et tout le protocole de réflexion sur la stratégie, sur les trajectoires par rapport aux phénomènes météo sont très proche de la réalité. Ils utilisent en effet les mêmes modèles de prévision météorologique que dans la vraie vie. Je prends cette transat virtuelle comme un vrai entrainement. Un bon moyen de réviser, mettre des cas pratiques dans nos têtes afin d'accumuler encore et encore de l'expérience, pilier de notre sport. Il y aura des prises de décisions tactiques et stratégiques. En période de confinement on ne peut pas rêver mieux comme entraînement ! »

Jacques Caraës, en duo avec Jane Birkin sur Sill Plein Fruit : « Je partage la Transat virtuelle avec mes enfants et neveux. Mais aussi avec Jane Birkin. Elle était à mon arrivée dans les Abers après ma victoire en 1992. Jane est ma voisine, elle a tout de suite accepté ma proposition d'être ma co-équipière virtuelle. C'est un milieu qu'elle ne connait pas mais elle est curieuse de connaître la position de notre bateau. Et comme Miossec court avec Gildas Morvan, elle trouve cela amusant ! Et vice-versa ! »